Alcool au volant : les sanctions depuis la loi du 18 août 2026

Deux seuils, deux régimes : une contravention à partir de 0,5 g/l, un délit à partir de 0,8 g/l. La loi du 18 août 2026 a durci le délit et les stupéfiants.

Conduire avec un taux d’alcool compris entre 0,5 g/l et 0,8 g/l de sang, soit 0,25 mg/l à 0,40 mg/l d’air expiré, est une contravention de 4e classe selon l’article R234-1 du Code de la route : 135 € d’amende forfaitaire, 6 points retirés et une suspension possible de trois ans. Pour un permis probatoire, un conducteur de transport en commun ou un élève, le seuil tombe à 0,2 g/l. À partir de 0,8 g/l, c’est un délit : depuis la loi n° 2026-798 du 18 août 2026, l’article L234-1 prévoit 3 ans d’emprisonnement et 9 000 € d’amende, avec six points retirés. La conduite après usage de stupéfiants est punie des mêmes peines par l’article L235-1, portées à 5 ans et 15 000 € si l’alcool s’y ajoute, avec 9 points retirés. Le préfet doit suspendre le permis, jusqu’à 12 mois, quand l’alcoolémie ou l’usage de stupéfiants est établi.

Permis probatoire : 6 points au départ.

Amende forfaitaire · 4e classe

135 €

Alcool : de 0,5 à 0,8 g/l de sang (de 0,2 en permis probatoire)

Minorée (15 jours, 30 en ligne)90 €
Majorée (après 45 jours)375 €
Points retirés6
Points restants6
Suspension encouruejusqu’à 3 ans
En permis probatoirestage obligatoire

Comment le montant est calculé

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Les seuils et les sanctions

Alcool au volant : seuils de l’article R234-1 et du délit L234-1
Taux (sang / air)RégimeAmendePoints
moins de 0,5 g/l / 0,25 mg/lautorisé (hors probatoire)–0
0,2 g/l à 0,5 g/l, probatoire4e classe135 €6
0,5 g/l à 0,8 g/l4e classe135 €6
0,8 g/l et plus / 0,40 mg/ldélit9 000 € max.6

Mon taux d’alcool : quelle sanction ?

Amende forfaitaire, 4e classe

135 €

Points6
Suspension encouruejusqu’à 3 ans
Seuil du délit0,8 g/l
Barème complet des infractions →

Stupéfiants : le dépistage suffit

Pour les stupéfiants, il n’y a pas de seuil : un dépistage positif, confirmé par une analyse, établit l’infraction. L’article L235-1, modifié par la loi du 18 août 2026, prévoit 3 ans et 9 000 €, et 5 ans et 15 000 € avec de l’alcool.

Le permis le jour même

Depuis le 20 août 2026, l’article L224-2 oblige le préfet à suspendre le permis quand l’alcoolémie, l’usage de stupéfiants ou le refus de se soumettre aux vérifications est établi, pour 12 mois au plus ; il a cent vingt heures pour le faire quand une analyse est nécessaire. Voir la page suspension de permis.

Questions fréquentes

Combien de verres pour atteindre 0,5 g/l ?

Aucun chiffre fiable ne vaut pour tout le monde : le taux dépend du poids, du sexe, de l’alimentation, de la vitesse de consommation et du temps écoulé. C’est pourquoi ce site ne propose pas de calculateur de verres. Le seul moyen sûr est de ne pas boire avant de conduire, ou de souffler dans un éthylotest homologué.

Le refus de souffler est-il puni comme l’alcool ?

Oui, le refus de se soumettre aux vérifications est un délit puni des mêmes peines que la conduite sous l’empire d’un état alcoolique, et il entraîne la suspension obligatoire du permis par le préfet, selon l’article L224-2. Refuser ne protège donc pas le conducteur.

Qu’a changé la loi du 18 août 2026 ?

Elle a alourdi les peines du délit d’alcool, portées à 3 ans et 9 000 €, et celles des stupéfiants ; la combinaison des deux est punie de 5 ans et 15 000 €, avec un retrait des trois quarts des points. Les nouvelles règles s’appliquent depuis le 20 août 2026.

Peut-on récupérer six points après une alcoolémie ?

Oui, par un stage qui en rend 4 une fois par an, ou après trois ans sans nouvelle infraction, puisqu’il s’agit d’une contravention de 4e classe ou d’un délit. Sur un permis probatoire de six points, six points retirés invalident le permis : le stage n’est alors plus possible.

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Sources

Rédigé par

Éditeur d'un calculateur indépendant des sanctions routières : vitesse retenue, amende, points et radars fixes

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